Le juge de référé siffle la fin de la création ! La Feda et la FNAA ont donc obtenu en référé de la part du tribunal de Nanterre l’arrêt sous peine d’amende de la publicité Renault jugée comme insultante et discriminante. Commentaire de Michel Vilatte, président du syndicat de la Feda.
Comme on le sait les constructeurs ont voulu réagir aux campagnes comparatives de la nouvelle distribution en s’essayant à leur tour à ce type de communication. Encore faut-il un certain doigté. Avec cette décision, les indépendants gagnent la première manche, à l’encontre de Renault. Les magistrats ont notamment relevé que "cette outrance dans la présentation de l'incompétence professionnelle de tout réparateur ou centre d'entretien autre que celui appartenant au réseau Renault caractérise un trouble illicite suffisant pour permettre au juge des référés d'ordonner la cessation des publicités litigieuses et ainsi mettre fin au désordre"(voir un des films de Renault en fin d'article). Michel Vilatte s’explique : « Nous avons entrepris cette démarche auprès des tribunaux car nous ne pouvions pas laisser passer un tel déni à l’égard des réparateurs. D’ailleurs, j’estime que construire une communication sur le thème de tous les concurrents sont des nuls n’est pas valorisant pour leur initiateur… » Et l’avenir ? « La balle est dans le camp de la firme au losange. Elle peut continuer à ses risques et péril, elle peut faire appel. Sans oublier que les juges n’ont pas statué sur le fond. » Pourquoi ne pas avoir engagé cette même procédure à l’encontre de Citroën avec ses réparateurs qui parlaient comme des singes ou des chèvres ? « Nous avons jugé qu’elle était plus floue et finalement peu compréhensible ».
Décidément, la Feda et la FNAA sont abonnées aux plaintes contre Renault. Les syndicats avaient fait interdire le slogan : « Qui mieux que Renault peut réparer votre voiture » en 2006. Et veulent même interdire celui de « Qui mieux que Renault peut réparer votre Renault » ! L’affaire est en Cassation.