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NTN-SNR : progression de 10 % en 2009
Bonne année 2009 pour le spécialiste de roulements. Bruno Gauthier, le patron de la Rechange Europe, commente les résultats et s’explique sur les tendances du marché en ce début 2010.
En mars 2010, cela fera deux ans que le japonais NTN a pris le contrôle du français SNR. Et l’année 2009 a été fructueuse. « La rechange Europe du groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en progression de 10 % », déclare Bruno Gauthier. Une tendance qui se prolongerait en 2010 ? Comme beaucoup de ses confrères, le responsable craint les effets de la prime à la casse sur le marché de la rechange.
Une réglementation qui s’est bel et bien appliquée dans treize pays en Europe. « L’expérience du passé, notamment celle des Balladurettes et des Jupettes en France, nous a appris que, dans les six mois qui ont suivi, le passage à la trappe de ces milliers de voitures normalement destinées à être entretenues s’est traduit par un réel manque à gagner pour l’après-vente. » Et pourtant… « Pour l’instant, nous ne voyons rien venir et c’est une agréable surprise » Pour revenir aux progressions des chiffres de 2009, elles s’expliquent notamment par l’élargissement de l’offre du groupe grâce à NTN.
Bruno Gauthier Directeur des ventes Division Automotive Aftermarket
Les applications allemandes devant les françaises
Offre à destination du parc européen de véhicules asiatiques ou encore
en complément de SNR à celle du parc de véhicules allemands. D’ailleurs
pour la première fois dans l’histoire du groupe, ce sont les
applications allemandes qui virent en tête devant les françaises. /« En
sachant également que //SNR récolte aujourd’hui en rechange ce qu’elle a
semé en obtenant la position de fournisseur 1^e monte auprès des
constructeurs outre-Rhin au fur et à mesure des années »./ Sinon pour
revenir aux produits, la tendance est au léger déclin des volumes des
roulements de 1ères génération (type GB ou FC par exemple) et à la
montée en puissance de générations de roulements plus techniques et plus
lourds ( poids moyen en 2006 : 0,753 kg – poids moyen en 2009 : 1,038
kg) de roulements.
Le développement du groupe s’appuie également sur celui du roulement
ASB®, (Active Sensor Bearing, innovation SNR, dont la progression est
constante depuis 2006. Aujourd’hui, près de 40 % du chiffre d’affaires
réalisé pour la roue chez les constructeurs européens et asiatiques
concerne les produits équipés de cette technologie.
10 % du chiffre d’affaires
Enfin citons les kits de freins ou disque de frein à l’intérieur duquel est serti un roulement. Ils représentent l’événement majeur de cette année, tant par leur croissance que par le poids relatif que cette gamme a pris. « Pesant près de 10 % de notre chiffre d’affaires, cette famille progresse tant en volume qu’en valeur ! ». En volume, car le kit de frein équipe des modèles très populaires comme la Megane et la Scenic de Renault. Ou encore la 307 et la 308 de Peugeot. En valeur, puisque le kit coûte à peu près deux fois plus cher qu’un simple roulement – de 60 à 80 euros – à cause du prix du disque. Le proche avenir se présente sous des aspects riants.
« Aujourd’hui nous avons une dizaine de références auxquelles s’ajouteront neuf autres en juin 2010. Et par surcroît ce produit très technique est difficile à copier ». Par contre, il est moins sur que cette formule du deux en un continue d’intéresser dans le futur les constructeurs, même français, pour leurs nouveaux modèles.
En effet, si le kit de frein est bien une source d’économie en 1ere monte, ce n’est pas le cas en rechange. Le consommateur doit payer le double de prix pour le changement de l’ensemble disque et roulement alors que souvent le disque est indemne.
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Drôle de PUB : MIDAS façon Anglo-saxonne
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